Tazar : [Prends la parole] Parler haut et claire pour animer des débats !


Parler en public n’est pas chose aisée, c’est le moins que l’on puisse dire ! Pour être plus à l’aise dans cet exercice, les ambassadeurs de la parole des jeunes, dans le cadre de la grande enquête génération.nc, ont suivi une formation sur la prise de parole en public. Une aptitude très utile pour  animer les rencontres-débats dans le cadre de leur mission auprès des jeunes.


Deux mois déjà que les ambassadeurs de Prends la parole prennent à cœur leur mission, allant à la rencontre des jeunes au sein d’associations, de maisons de quartiers ou d’événements pour organiser des rencontres débats et permettre de renseigner la grande enquête jeunesse Génération.nc.

Affectée au secteur de Dumbéa, Océane raconte :

« J’ai organisé une rencontre-débat avec des jeunes du squat de Koutio. Je n’ai pas d’appréhension particulière à m’exprimer devant plusieurs personnes, mais la formation sur la prise de parole en public m’aide surtout à acquérir des outils pour structurer les échanges afin de faire émerger des idées. » En revanche, pour Donacienne, à Boulouparis, l’exercice est moins évident. «  Avant de devenir ambassadrice de la parole des jeunes, je n’ai jamais parlé devant les autres. C’est stressant ! La première fois j’ai eu des trous de mémoire et j’avais du mal à trouver mes mots tellement j’avais le trac. »

Transformer son trac en point positif

« Parler en public est à la portée de tous », selon Jean-Yves Kerleguer, le formateur. « Je veux leur faire prendre conscience qu’ils ont déjà en eux des outils dont ils peuvent se servir. » Le trac est naturel, tout le monde l’a. Le tout est de s’en servir pour en faire un allié et non pas un ennemi qui nous déstabilise et nous fait perdre nos moyens.

En prévision d’une prochaine rencontre-débat, Jean-Yves leur demande de réfléchir à leur intervention.

«  Vous devez vous présenter, expliquer pourquoi vous êtes là, vous adapter à votre auditoire. Quel est le message que vous voulez faire passer ? », recommande-t-il.

Faire parler des jeunes sur les sujets qui les concernent

L’année dernière, grâce au travail des premiers ambassadeurs, la parole des jeunes avait été recueillie dans toutes les communes de la province Sud. Ce qui a permis de cerner trois principales préoccupations : la délinquance, l’emploi-formation et le vivre-ensemble.

Cette année, les rencontres-débats permettent d’aller encore plus loin dans cette démarche. Sur le thème de la délinquance, Océane a beaucoup appris auprès des jeunes des squats.

« On se fait beaucoup d’idées fausses, affirme-t-elle. Les jeunes que j’ai rencontrés m’ont montré où ils habitaient. Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de délinquance chez eux. Au contraire, les gens sont solidaires et s’entraident. C’est quelque chose qu’on ne peut pas savoir si on ne va pas sur le terrain rencontrer ces personnes. »

Donner l’occasion aux jeunes de s’exprimer sur les sujets qui les concernent permettra par la suite aux institutions d’adopter une politique jeunesse adaptée. Une mission primordiale pour l’avenir du pays qui repose sur nos ambassadeurs de la parole des jeunes ! Et tu peux y participer en répondant à l’enquête sur le site www.generation.nc !

Génération.nc

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